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La souplesse articulaire

Qu’en est-il exactement de la souplesse et des étirements, faut-il s’étirer avant ou après l’entrainement, étirements passifs ou actifs, existe t-il des risques de blessures … Un petit tour de la question !

1 Quel est l’impact de l’activité physique sur la souplesse ?

La pratique d’une activité physique régulière permet de garder une amplitude de mouvement  normale en mobilisant les articulations. En dehors des considérations de performances, une bonne amplitude des mouvements nous apporte l’autonomie et l’indépendance.
Par exemple saisir un objet dans une armoire située en hauteur demande une bonne amplitude de mouvement au niveau de la ceinture scapulaire (épaules), lever la jambe pour sortir du bain demande de l’amplitude au niveau de la ceinture pelvienne (bassin).
Notons que toutes les activités physiques ou sportives ne nous apportent pas une mobilisation générale, certaines comme la natation par exemple, mobilisent un grand nombre d’articulations, mais la marche ne permettra pas une mobilisation importante des membres supérieurs. Dès lors, il est important d’apporter à son entraînement un programme spécifique pour développer sa souplesse.

2 Que se passe t-il lors d’une immobilisation due à une blessure ?

L’immobilisation temporaire d’une articulation, aussi courte soit-elle, réduit son amplitude de mouvement.
Cette réduction est due à plusieurs facteurs articulaires, tendineux et musculaires. Durant la période d’immobilisation, des modifications au niveau des tissus conjonctifs de la capsule articulaire, des ligaments, des tendons et des muscles engendrent une perte d’extensibilité et une augmentation de la raideur. A ce phénomène il faut ajouter la perte de volume musculaire durant l’immobilisation qui amène une diminution de la force.
L’immobilisation articulaire n’est pas la seule cause de ces modifications, l’âge et la sédentarité apporte aussi une réduction progressive de la mobilité entraînant à son tour une perte progressive de son autonomie.
L’immobilisation articulaire doit être évitée tant que possible !

3 Quand et comment travailler la souplesse articulaire chez le sportif ?

Les exigences en terme de souplesse varient d’une discipline à l’autre. Au delà d’une capacité d’amplitude « normale » permettant de vivre « normalement », il existe certaines professions ou disciplines sportives qui demandent une amplitude articulaire très importante. La marche ne nécessite pas une amplitude importante alors que la gymnastique ou certains arts martiaux seront très exigeant sur cet aspect de l’entraînement. Une analyse de la discipline doit donc être réalisée afin de définir un programme d’entraînement de la souplesse.
L’entraînement de la souplesse se pratique à différents moments de l’entraînement avec des objectifs spécifiques.

  • A l’échauffement, dans un but de préparer les muscles à l’effort on privilégiera des étirement actifs (muscle contracté) et dynamique (en mouvement).
  • Lors du retour au calme, pour permettre aux muscles de retrouver leur longueur de repos optimale ce sera des étirements statiques (position étirée maintenue) et passifs (relâché) que l’on maintiendra quelques secondes toujours sous le seuil de la douleur.
  • Lors de périodes spécifiques propres à chaque discipline.

4 Que retenir de ces notions de base ?

Afin de profiter d’une autonomie optimale, il importe de mobiliser toutes ses articulations par la pratique d’une activité physique ou sportive régulière et adaptée.